FERROVIAIRE : LGV Bordeaux-Toulouse, l’État remet le train sur des rails publics

Dans un courrier adressé aux présidents de la REGION OCCITANIE / T : 05.61.25.24.88 et de la REGION NOUVELLE-AQUITAINE / T : 05.57.57.80.00, Sébastien Lecornu a confirmé que le projet de la LGV Bordeaux-Toulouse ne passerait pas par un partenariat public-privé. La ligne sera finalement réalisée via un marché de conception-réalisation, comme le réclamaient les collectivités locales. Le choix est loin d’être anodin. Ces derniers mois, l’hypothèse d’un financement privé inquiétait fortement les élus du Sud-Ouest, qui redoutaient des surcoûts, des retards et une perte de maîtrise sur un chantier déjà colossal. La LGV doit permettre de relier Paris à Toulouse en 3h10 via Bordeaux à l’horizon 2032. Une seconde étape prévoit ensuite un gain de temps vers Dax, en direction de l’Espagne. Reste une question de taille : le coût. Évalué à 14 MDS € en 2020, le projet pourrait encore grimper. Mais pour ses défenseurs, cette décision marque une étape décisive : le train à grande vitesse vers Toulouse semble désormais un peu plus difficile à faire dérailler.