MEDICAL: réunion au ministère de la Santé pour les victimes de la Dépakine

Dans le cadre du dossier de la Dépakine, médicament qui est accusé de provoquer notamment des malformations chez les foetus, les familles des victimes ont été reçues au MINISTERE DE LA SANTE. Il a été question d’amélioration du diagnostic et de faire avancer les indemnisations. La création d’une filière pour la prise en charge des enfants victimes avait été annoncée en mars. Il s’agit de 8 centres de référence spécialisés dans les anomalies du développement qui établiront des pré-diagnostic et orienteront les familles. D’après Marine Martin, présidente de l’Apesac, de nombreuses familles ont été refoulées sauf dans les centres de Vannes/Rennes et de Lyon. Le protocole d’examens obligatoires facilitant le diagnostic ne serait pas disponible avant la fin de l’année. Pour la mise en place du fonds d’indemnisation des victimes, elle espère qu’il sera mis en place d’ici la fin de l’année. L’Inspection générale des Affaires sociales a reconnu en février dernier qu’une molécule contre l’épilepsie et les troubles bi-polaires, le valproate, était responsable d’au moins 450 malformations congénitales entre 2006 et 2014. Ce chiffre a été obtenu en extrapolant à la France, les données de la région Rhône-Alpes.